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Boxe professionnelle

ITW M. Hamadouche

Boxe professionnelle
Le 29 Novembre 2017

 

La championne du monde IBF des super-plumes (17 v, 1 n) n’a pas fait de détail en battant, par jet de l’éponge (4e), la Bulgare Milena Koleva (9 v, 1 n, 11 d), le 11 novembre, au vélodrome de Saint-Quentin-en-Yvelines. La Clichoise ne remettait pas son titre en jeu mais ambitionne de réunir les ceintures dès l’année prochaine.
 
 
« On suppose que vous êtes satisfaite de la manière avec laquelle vous l’avez emporté…
 
- Ce combat m’a beaucoup apporté. C’était un combat de rentrée qui avait son importance car, franchement, si je veux briguer prochainement une autre ceinture mondiale, il me faut des oppositions comme celle-là. En effet, Koleva est dure. Il ne faut surtout pas la sous-estimer. Il s’agissait d’une revanche. A Levallois, en janvier dernier, elle avait fait huit rounds. Là, son coin a jeté l’éponge au quatrième. Elle a tout donné dès le départ et a été très dangereuse. J’ai pris pas mal de coups car, au début, j’avais mis en place une stratégie qui n’a pas forcément fonctionné. En l’occurrence, chercher le coup dur en donnant des séries précises de deux ou trois coups. Mais Koleva ne s’est pas prise au jeu. Au lieu d’accepter le bras de fer, elle a boxé sur les jambes en désaxant beaucoup afin de me mettre dans le vent. Si bien qu’il a fallu que je change de tactique, que je sois plus en mouvement, que je ne reste pas dans l’axe et que je distribue davantage. C’est important pour moi d’avoir réussi à boxer différemment conformément à ce que me demandait mon coin. Au bout d’un moment, la Bulgare allait être punie car elle ne boxait plus. Cela s’est donc arrêté là, tant mieux. J’ai fait mon match et voilà… Néanmoins, il me reste des choses rectifier. Le plus dur, ce n’est pas d’être championne mais de le rester. Je vais tout faire pour mais aussi pour aller chercher d’autres titres. Au niveau qui est le mien aujourd’hui, il n’y aura plus de surprise : toutes les filles qui vont monter sur le ring face à moi vont prendre leur chance. Il faut donc rester humble et travailler.
 
- Cette victoire est importante…
 
- Disons qu’il me fallait vraiment ce combat pour me remettre dans le bain car cela faisait six mois que je n’avais pas boxé. Or, à mon niveau, c’est vraiment un maximum. C’est pour cela que j’avais demandé à mon promoteur, Malamine Koné, de me faire figurer au programme de cette réunion à Saint-Quentin-en-Yvelines. Le meilleur entraînement, ça reste le ring. A la salle, ces derniers temps, j’ai beaucoup travaillé la précision et la construction des attaques.
 
« Le combat face à Katie Taylor se fera »
 
- Quels sont vos projets ?
 
- J’aimerais réunifier les ceintures. C’est mon but et c’est en bonne voie. Normalement, cela devrait se faire au mois de janvier, lors du prochain gala organisé, à Levallois, par Malamine Koné. Je ne sais pas encore contre quelle autre championne du monde de la catégorie.
 
 
- L’Argentine Anahi Esther Sanchez, que vous aviez battue avant la limite en championnat du monde, en mai, à Paris, a récemment affronté Katie Taylor face à laquelle elle s’est inclinée aux points. Aimeriez-vous, à votre tour, défier l’Irlandaise ?
 
- Oui, bien sûr mais ce n’est pas un objectif particulier. Pour moi, c’est une boxeuse comme une autre. J’ai ma place autant qu’elle. Il est sûr que nous allons nous boxer car c’est une championne et moi aussi. Il le faut, pour la boxe, pour nous. Cependant, je pense que pour l’instant, c’est un peu trop tôt. Il faut encore qu’elle monte en puissance de son côté et moi du mien. Ce serait dommage de faire ce combat maintenant mais il se fera ».
 
Propos recueillis par Alexandre Terrini
 
Mise en ligne par Olivier Monserrat-Robert
 
Crédit photos : Denis Boulanger - Presse Sports

 

 

 

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