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Boxe professionnelle

ITW Mathieu Bauderlique

Boxe professionnelle
Le 29 Novembre 2017

 

En lice le 4 novembre prochain, chez lui, à Hénin-Beaumont, Mathieu Bauderlique(13 v, 1 d) a effectué une rentrée éclair en dominant par KO (1er) l’infortuné Géorgien Giorgi Beroshvili (29 v, 2 n, 19 d), le 12 octobre, à Montpellier. Un succès qui relance pleinement le médaillé olympique.
 
 
 
 
« Que retenir de cette victoire expéditive ?
 
- On sent de la progression. Mon adversaire avait changé une semaine avant. Je m’étais préparé pour affronter un gaucher et, finalement, je me suis retrouvé face à un droitier. Mais quand on sait boxer, ce n’est pas un problème. Pour le reste, c’était un peu court pour en juger et apprendre quelque chose de cette confrontation. J’ai été surpris qu’il ait abandonné aussi vite mais c’est lui qui recevait les coups, pas moi… S’il a arrêté, c’est qu’il ne se sentait sans doute pas apte à continuer. Cependant, il n’y a pas de combats faciles, trop rapides ou trop longs. Et puis cela reste une victoire. Giorgi Beroshvili est quelqu’un dangereux puisqu’il a un bon palmarès avec pas mal de succès avant la limite (21, N.D.L.R.). Ce n’est pas anodin. Il ne fallait pas le négliger. Je n’ai ressenti aucune appréhension en montant sur le ring car j’ai tourné la page de ma défaite contre Dragan Lepei. Cela fait partie des péripéties de la vie d’un boxeur. A présent, je travaille en vue d’autres objectifs. Je me concentre sur autre chose. On verra par la suite.
 
- Sur quoi aviez-vous mis l’accent lors de votre préparation ?
 
Sur le déplacement, la vitesse et, surtout, sur la défense pour prendre le moins de coups possibles. La boxe professionnelle, c’est vraiment un jeu d’échecs, un jeu intelligent. Pour être un bon boxeur, il faut être un bon scientifique. Tout cela se travaille.
 
- Avec le recul, comment expliquez-vous voute déconvenue, le 24 juin dernier, à Pont-Sainte-Maxence où vous vous êtes incliné par KO (1er) devant l’Italien Dragan Lepei ?
 
- Par trop de dispersion de ma part puisque j’avais rompu mon contrat avec Malamine Koné, avec lequel nous nous sommes quittés en bons termes, et que je m’étais engagé pour quatre ans avec Brahim Asloum et le groupe SFR. Je devais également boxer lors le 2 juin, à Paris, lors de la soirée de Tony Yoka mais cela ne s’est pas fait car je me suis blessé. Il y a tout un ensemble de petites choses qui ont joué même si je ne me cherche pas d’excuse. C’est comme ça, peu importe l’adversaire, cela devait arriver. Par ailleurs, sur le ring, j’ai trop cherché à démolir et à faire ce que le public attendait alors que cela ne me correspond pas du tout. Or, en boxe professionnelle, il faut prendre le temps d’observer, a fortiori dans cette catégorie où il convient d’être vigilant, d’avoir les mains hautes et de ne négliger personne.
 
« J’ai envie de disputer les JO de Tokyo »
 
- Qu’attendez-vous de votre nouvelle collaboration avec Brahim Asloum comme promoteur ?
 
- De bonnes choses ont été mises en place avec Brahim avec de beaux objectifs. Le travail est sérieux et professionnel. L’objectif est simplement d’apprendre mon métier et de progresser dans tous les domaines sur le plan pugilistique. Pour le reste, je fais confiance à mon entraîneur, Mohamed Nichane, et à mon promoteur. Ce sont eux qui gèrent mon plan de carrière. Pourquoi ne pas faire un championnat de France en 2018 ? Moi, je ne dis jamais non. Être champion de son pays, c’est un bon début dans une carrière professionnelle. J’aimerais bien également me diriger vers un championnat de l’Union européenne ou autre. On verra. Il faut être patient. Je pense qu’il y aura de belles oppositions à l’avenir. Aujourd’hui, je suis un boxeur heureux car Brahim et la Team SFR me permettent de pouvoir vivre de mon sport et de me dire boxeur professionnel. Après dix ans de pratique de la discipline, cela commence seulement à payer même si je continue de travailler dans l’entreprise de vente de matelas de mon père afin de garder un pied dans le monde de tous les jours et la tête sur les épaules. En revanche, je bénéficie de tous les détachements dont j’ai besoin en fonction de mes échéances sportives.
 
 
 
 
- Avez-vous vous envie de disputer les JO de Tokyo ?
 
- Oui. Encore une fois, moi, je ne dis jamais non. En 2020, j’aurais trente-et-un ans, alors pourquoi pas ? Je ne renonce jamais. Si la santé me le permet et que je suis toujours dans le circuit, bien sûr. Mais je ne serai pas seul juge. Ce sera à mon promoteur de décider. On verra où j’en serai à ce moment-là. Il y aura peut-être des risques à prendre ou pas, d’autres objectifs plus importants qui se profileront. Ceci dit, décrocher un titre olympique, ce n’est pas rien. C’est un bel objectif qui signifie que l’on figure parmi les meilleurs moniaux ».
 
Propos recueillis par Alexandre Terrini
 
Mise en ligne par Olivier Monserrat-Robert
 
Crédit photo : Karim de la Plaine

 

 

 

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