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Boxe professionnelle

ITW Yvan Mendy

Boxe professionnelle
Le 30 Novembre 2016

 

En moins d’un an, Yvan Mendy a réussi à remporter trois ceintures internationales. Après celles de champion international WBC et de l’Union européenne, le léger pontois a conquis l’intercontinental IBF qui doit lui permettre de progresser encore aux classements mondiaux. Au point d’envisager de plus en plus sérieusement de disputer un championnat du monde.
 
 
"Yvan Mendy, que retenez-vous de votre combat gagné devant l’Italien Massimiliano Ballisai ?
 
- La préparation surtout ! On l’a commencée vraiment très tôt, avec pour débuter un stage très intense aux Pays Basque en juillet. Ensuite, j’ai juste coupé huit jours pour partir en vacances. A partir de début août, je ne me suis pas arrêté. On a forcé sur le physique en septembre, puis ensuite il y a eu beaucoup de mises de gants avec Guillaume (Frénois), nous en avons bavé tous les deux, d’autant que nous avons une vie de famille et un travail tous les deux. Ç’a été l’une de mes plus grosses préparations. D’ailleurs, depuis le 10 novembre, je n’ai pas remis les gants. J’avais besoin de me relâcher un peu, même si je continue à m’entraîner tous les jours.
 
- Votre victoire a été assez expéditive. Vous étiez trop fort pour Ballisai ?
 
- Je pensais qu’il serait plus résistant. De mon côté, je comptais monter en puissance au fur et à mesure du combat. Mais la situation a changé au 2e round quand je me suis fait mal à la main gauche, je ne pouvais plus trop utiliser mon direct du bras avant. J’ai alors travaillé un peu plus en force et j’ai vu qu’il prenait de plus en plus les coups.
 
- De toute évidence, vous avez gagné en puissance...
 
- D’année en année, je me sens de plus en plus fort. Et pas qu’au niveau de la frappe. C’est tout un ensemble de choses. Je suis plus endurant physiquement, plus mature et plus calme sur un ring, plus précis dans mes coups.
 
 
Crédit photo  - Denis Boulanger - Presse Sports
 
- Ce 10 novembre à la Halle Carpentier, aviez-vous quand même pu suivre le championnat d’Europe des super-plumes gagné par Guillaume Frénois qui boxait avant vous ?
 
- En partie, oui. Et ça m’a mis la pression. J’avais même une double pression car Yazid Amghar venait aussi de gagner le titre de champion de France des super-légers. Or, tous les trois, on était ensemble à l’hôtel, la veille, on a fait le réveil musculaire le matin, on s’est retrouvé dans le même vestiaire. Alors, quand tous les deux ont gagné, ça m’a bien sûr motivé mais aussi un peu stressé.
 
- Vous n’êtes pas envieux de voir Frénois ou Cédric Vitu champions d’Europe et pas vous ?
 
- Je ne suis surtout pas jaloux. Au contraire, je suis content pour eux. C’est même une source de motivation, comme lorsque Karim Achour et Bastien Rozeaux, ici à Pont, sont devenus champions de France avant moi. Cela m’a donné encore plus envie d’y arriver. Je me suis dit : « S’ils ont réussi à le faire, je peux le faire aussi ». On a tous grandi ensemble plus ou moins, on se connaît depuis la boxe éducative. Ça ne sert à rien de se faire la guerre, d’être jaloux de l’autre. Moi, si demain ça s’arrête, je serai content de ce que j’ai fait.
 
- Plutôt qu’un championnat d’Europe, on parle pour vous d’un championnat du monde. Vous y croyez ?
 
- Il y a trois ou quatre ans, lorsque je me levais la nuit pour regarder des championnats du monde, le niveau me semblait trop élevé. Mais aujourd’hui, quand je me compare aux champions du monde, je n’ai pas trop de choses à leur envier. Le déclic, c’est mon championnat d’Europe perdu contre Tatli (ndlr : défaite aux points en avril 2015 à Helsinki). Je me suis rendu compte que je n’étais pas si loin. Cela a été un élément déclencheur. Je me vois un jour ou l’autre champion du monde. Et j’espère que ce sera en 2017".
 
Propos recueillis par Vincent Desmaretz
 
Source : Le Courrier Piccard

 

 

 

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