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Boxe professionnelle

ITW Guillaume Frénois

Boxe professionnelle
Le 30 Novembre 2016

 

C’est un titre de Sportif du mois à la valeur de Sportif de l’année. En conquérant la ceinture de champion d’Europe EBU des super-plumes, aux points contre Samir Ziani le 10 novembre à la Halle Carpentier à Paris devant 3000 spectateurs et les caméras de Canal+ Sport, le Saint-Quentinois a frappé un grand coup. Entretien.
 
 
"Guillaume Frénois, qu’est-ce qui a changé dans votre vie depuis le 10 novembre et ce titre de champion d’Europe ?
 
- Pas tellement de choses, ma vie est revenue à la normale. Le week-end qui a suivi le combat a été très chargé, je suis allé voir beaucoup de monde, notamment les gens qui étaient à Paris pour me soutenir (ndlr : le boxeur et sa compagne Adeline avaient affrété un car qu’ils ont rempli pour l’occasion ; au total, près de 200 personnes ont supporté l’Axonais à la Halle Carpentier). J’ai aussi donné le coup d’envoi d’un match de foot (Itancourt - Tergnier en DH) et puis je suis allé à un gala de boxe à Ham. Mais dès le lundi, j’étais de retour au lycée (Frénois est professeur d’EPS au lycée Jean-Bouin à Saint-Quentin).
 
- Reprendre votre activité professionnelle aussi vite a dû vous aider à descendre de votre petit nuage…
 
- Oui, les gens ont une image fausse de ce que peuvent être les boxeurs professionnels en France. Ça me fait sourire car de professionnel, on n’a que le nom. Heureusement que j’ai mon travail pour vivre.
 
- On imagine tout de même un certain retentissement de cette victoire…
 
- Il y a eu pas mal de retombées entre ceux qui ont vu le combat à la télévision et ceux qui sont venus me voir. Encore maintenant, je suis souvent arrêté par des personnes qui me félicitent. Ce sont les bons côtés, des moments à prendre. J’ai aussi été reçu à la Mairie et j’ai eu beaucoup d’appels de gens de la boxe de toute la France.
 
 
- Avez-vous revu votre combat ?
 
- J’ai revu quelques images seulement. Excepté celui contre Devis Boschiero (sa seule défaite chez les pros, fin 2013 en Italie, déjà pour le titre EBU des super-plumes), je n’ai jamais regardé un de mes combats.
 
- Champion d’Europe, c’est une consécration trois ans après un premier échec pour le devenir...
 
- Oui car ça fait dix ans que je suis pro et que je travaille pour ça. Depuis ma défaite en Italie, j’ai fait des sacrifices et j’ai « galéré » avec des petits combats. Dans la boxe, certains m’avaient enterré et ne croyaient plus en moi. Beaucoup parlent sans savoir les efforts qu’il y a derrière ce titre. Je n’ai jamais rien lâché, je suis récompensé et ça a fait taire quelques personnes.
 
- Vous deviez remonter sur le ring à Saint-Quentin dès le 15 décembre mais finalement, ce combat n’aura pas lieu…
 
- C’était un combat pour gagner des points IBF (International Boxing Federation, une des quatre grandes fédérations) dans l’optique de progresser dans les classements mondiaux. Ça ne se fera pas et c’est aussi bien si peu de temps après un combat aussi dur que celui contre Ziani, même si j’ai déjà repris l’entraînement après dix jours de repos. Je vais sans doute défendre ma ceinture le 18 février. Si ça se confirme, je pourrais refaire une préparation après les Fêtes. L’important est que le combat reste chez moi à Saint-Quentin : c’est un vœu depuis longtemps.
 
 
- N’est-ce pas dommageable de ne pas faire ce combat IBF dans l’optique d’obtenir une chance mondiale ?
 
- Non car en gagnant des défenses EBU, tu montes aussi dans les classements. Ça varie un peu selon les fédérations, mais je dois me situer autour de la 10e ou 15e place mondiale, sachant que les nouveaux classements ne sont pas encore parus. Avec mon titre, je vais remonter entre 5e et 10e.
 
- L’année 2017 s’annonce très importante dans votre carrière de boxeur…
 
- C’est parti pour une grosse année en effet. J’espère pouvoir faire trois gros combats en douze rounds, deux fois l’EBU puis une demi-finale mondiale, voir un Championnat du monde. Mais attention un Championnat du monde, ça n’a plus rien à voir en termes de niveau. Pour moi qui suis un boxeur qui bosse à côté, l’EBU est peut-être la plus grosse chose que je puisse espérer. Un titre mondial serait vraiment un exploit. Reste que si ça se présente, je serai prêt.
 
- Avez-vous déjà réfléchi à l’après-boxe ?
 
- J’espère encore deux ou trois bonnes années de boxe. J’ai fait 43 combats, j’ai 33 ans… Je ne ferai pas n’importe quoi, pour ma famille et pour moi".
 
Propos recueillis par Maxime Piquet
 
Source : Le Courrier Piccard
 
Crédit photos : Denis Boulanger (Presse Sports)

 

 

 

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