Les Nouzonnais Kassa Baradji et Kamel Chenni rêvent du titre mais, attention, la dernière marche est haute !

Hamid Zaïm considère que Kamel Chenni, le Rémois du CSNA (à gauche), « monte en puissance »
LA défaite de Maxime Beaussire contre Kassa Baradji (CSNA) vendredi à Nouzonville, a provoqué une polémique. Battu 11-18, le Saint-Lois a-t-il ou non été volé ? Mis en cause, Hamid Zaïm réfute avoir évoqué, à la réunion technique, ce « point d'avance » qu'ont les boxeurs à domicile : « Je n'ai pas prononcé ces paroles. C'est même l'inverse… » Il est clair que le protégé de Jean Metay a constamment avancé sur son adversaire, dans une parfaite opposition de styles. Cette impression d'ensemble n'a pas été partagée par les trois juges. Sachant que, par souci de neutralité, l'arbitre marnais, Jackie Quéant, n'avait pas été désigné pour cette demi-finale de la Coupe.
Un Vastine pour Chenni
Ce débat ne peut qu'encourager Kassa Baradji à se montrer plus maître de son sujet, demain soir à Saint-Honoré-les-Bains (Nièvre). Un match en demi-teinte contre Daouda Sangaré ne pardonnerait pas cette fois-ci. Le Hémois, fils de l'ancien pro Moussa, ne s'est imposé que par deux touches, contre Jimmy Alvès, samedi à Saint-Nazaire : « Sangaré aura pour lui la puissance et Baradji la technique », résume Hamid Zaïm qui partagera le coin avec Houari Amri.
Même si la scoring machine s'est affolée à son avantage, vendredi, Kamel Chenni est dans la même obligation que son camarade de salle. Tête de série n° 3, le Rémois du CSNA sera opposé à l'un des frères Vastine, tête de série n° 4. Adriani n'est pas Alexis le demi-finaliste olympique à Pékin mais Hamid Zaïm se montre prudent : « Adriani va plus au contact que son frère. Ça devrait faire un combat très, très équilibré ». S'ils ne se sont jamais affrontés, Kamel Chenni et Adriani Vastine ont souvent croisé les gants à l'Insep : « Le fait de se connaître peut enlever du stress », estime Hamid Zaïm. Battu l'an dernier en finale de cette Coupe de France, Kamel Chenni a une bonne raison de ne pas calculer et de se lâcher. Le vainqueur affrontera en demi-finale des championnats de France, la tête de série n° 2 (Michel Tavarès) plutôt que la tête de série n° 1 (Rachid Hamani).
Par Jean-Pierre Prault