Chargé de mission auprès de la DTN, le Honfleurais Kévinn Rabaud évoque son rôle et les ambitions françaises aux jeux olympiques. Entretien.

Kévinn Rabaud. © Denis Boulanger
« Quels enseignements tirez-vous de ces huitièmes et quarts de finale du championnat de France amateur ?
- En terme d'organisation, le club d'Alençon a mis les boxeurs dans les meilleures conditions. Sportivement, je suis satisfait de voir percer des jeunes que l'on suit depuis quelques années. Je pense à Maxime Beaussire (Saint-Lô), même s'il n'a pas eu à boxer ce week-end, mais également à Antoine Debucquet (Gisors) ou encore au Réunionnais Cédric Péroumal...
- Comment s'annonce cette année olympique ?
- C'est une année particulière puisque nous venons de vivre un changement de directeur technique national. Cela demande des adaptations d'autant qu'il y a une réorganisation des cadres techniques au niveau national. La pratique, elle, ne devrait pas être trop perturbée.
- Quels seront les objectifs à Londres ?
- Je ne suis plus, comme ce fut le cas avant 2008, en contact direct avec l'équipe de France. Je ne préfère donc pas aborder ce thème. Deux choses toutefois : la France devrait présenter des féminines à Londres puisque pour la première fois, il y aura des tableaux féminins aux Jeux. Les Françaises sont bien situées dans la hiérarchie internationale. J'espère qu'elles confirmeront lors des phases de qualifications. Par ailleurs, je me réjouis de savoir qu'Alexis Vastine, un Normand, est assuré d'être à Londres. Le Rouennais Fehim Chabane pourrait le rejoindre.
- Le bilan mitigé des championnats du monde explique-t-il votre prudence ?
L'objectif est de ramener des médailles. Depuis 2000, la boxe est pourvoyeuse de médailles. À Pékin, nous en avons même ramené trois. Cela n'était pas arrivé depuis 1920 et les Jeux d'Anvers. Le ministère compte donc sur des médailles en boxe ».
Recueilli par Julien Soyer
Source : Ouest-France
Crédit : Denis Boulanger (Presse Sports)