« On avance lentement mais on avance », résume le prévot du RRC, William Guillaume. Vendredi soir, au casino de Pougues-les-Eaux (Nièvre), Anne-Sophie Da Costa a fait un petit pas de plus en s'imposant aux points devant Fleis Djendji, en huit rounds, une distance jamais atteinte jusque-là. Signe de l'âpreté de ce combat revanche - la Rémoise avait déjà battu la Serbe -, Anne-So a terminé le visage marqué : « Djendji - qui a disputé un championnat du monde WBO en Argentine - a été plus agressive que la première fois », témoigne William Guillaume.

Cette page du Journal du Centre donne une idée de l'engouement que suscite Anne-Sophie Da Costa, du côté de Nevers.
L'agenda de la « prof » est bien rempli. Echange de bons procédés entre le RRC et CSNA, elle pourrait être à l'affiche le 24 mars à Vireux-Wallerand dans les Ardennes puis à domicile (salle des Trois-Fontaines) le 5 mai.
Un phénomène Da Costa
Anne-So ayant désormais son public dans le Centre de la France (« Elle a été très applaudie quand nous avons quitté le casino »), le promoteur Dimitry Monney Seka songe à la solliciter à nouveau. Début juin a priori, pour, si possible, un titre international, preuve qu'il existe bien un phénomène Da Costa en Bourgogne, comme le confirme la tête de page consacrée par notre confrère du Journal du Centre à la victoire de la Rémoise : « La salle du casino qui est de toute beauté et contient 600 places, était pleine. Le public est plus chaleureux que chez nous ».
Le pourquoi de cet engouement et son origine ? « Anne-Sophie sait s'exprimer (elle est diplômée en philo et enseignante au Collège multisites de Vouziers). Nous avons toujours eu de bons rapports avec la présidente du comité de Bourgogne, Sophie Morin, et son époux. Ce sont eux qui nous ont rapprochés de l'organisateur, Dimitry Monney Seka », développe William Guillaume. Après cette possible sortie en terre nivernaise, il sera temps pour l'invaincue Rémoise (12 combats, 12 victoires) de se concentrer sur la chance mondiale qui lui sera offerte le 20 octobre à Sedan.
Par Jean-Pierre Prault