
Tout est dit dans sa devise : « Par le poing naît l’espoir, de l’espoir naît l’histoire. » Celle du Boxing Beats Aubervilliers a treize ans, l’âge où beaucoup ont poussé la porte métallique du club pour découvrir le noble art. Deux rings et six sacs de frappe sont encadrés de murs couverts de peintures de champions. Mais ce lieu de vie est bien plus qu’une simple salle de boxe, comme le prouve la mezzanine, garnie de livres et ordinateurs. Ici, les jeunes licenciés bénéficient aussi de soutien scolaire. « On travaille autant le volet social que le sportif », explique Saïd Bennajem, le gardien de ce temple, professeur de boxe, mais aussi confident et grand frère. « On explique qu’il y a une vie après le sport. Pour nous, il était inconcevable de ne faire que de la boxe ».
Ce rôle de soutien auprès des jeunes a séduit le consortium du Stade de France, qui a signé, mardi, une convention de partenariat de trois ans avec le club. Son engagement : trouver deux emplois par an, auprès de ses partenaires, pour des jeunes boxeurs. Sur les rings, le Boxing Beats, nom trouvé pour associer boxe et musique, a glané depuis sa création 53 titres nationaux, dont 39 chez les féminines. Un palmarès qui devrait encore s’étoffer lors du Championnat de France amateurs seniors filles, qui ont lieu aujourd’hui et demain sur ses terres (gymnase Guy-Môquet). Sarah Ourahmoune (51 kg ; championne du Monde 2008) et Lucie Bertaud (60 kg ; championne d’Europe 2007), qui briguent un ticket olympique, seront ses chefs de file.
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Par Thierry Raynal
Source : Le Parisien
Crédit image : Ludovic Berneau - FFB